Annoncée le 5 octobre 2026, la décision du gouvernement tanzanien de renouveler pour quinze ans les licences d'exploitation spéciales de la mine d'or de North Mara, exploitée par Barrick Gold, consolide un modèle de partenariat minier qui fait désormais référence en Afrique subsaharienne.
Quinze années de plus pour North Mara
Les licences d'exploitation spéciales de la mine North Mara — l'une des plus productives de l'est africain — ont été formellement renouvelées pour une durée de 15 ans. Une décision qui offre à Barrick Gold une visibilité à long terme sur l'un de ses actifs stratégiques du continent, tout en sécurisant pour l'État tanzanien ses recettes issues du secteur minier.
5,3 milliards de dollars injectés depuis 2019
Depuis la refondation du cadre partenarial entre Barrick et Dar es Salaam en 2019, les mines North Mara et Bulyanhulu — toutes deux opérées via la structure conjointe Twiga Minerals — ont injecté 5,3 milliards de dollars dans l'économie tanzanienne. En 2025 seulement, ce sont 1,2 milliard de dollars qui ont été reversés sous forme d'impôts, redevances, salaires, dividendes et achats auprès d'entreprises locales. La même année, Barrick a reçu une distinction officielle du gouvernement pour son statut de premier contributeur en dividendes et de principal contributeur aux recettes publiques du pays.
L'État tanzanien détient 16 % de participation dans chacune des deux mines via Twiga Minerals — un mécanisme de souveraineté direct qui lui garantit un retour proportionnel sur l'exploitation. Plus de 90 % des achats de Barrick proviennent d'entreprises enregistrées en Tanzanie, dont une majorité à capitaux locaux.
3 000 emplois, 96 % de Tanzaniens
La mine de North Mara emploie quelque 3 000 salariés, dont 96 % de ressortissants tanzaniens. Fait notable : 47 % d'entre eux sont originaires des communautés riveraines du site. Des comités de développement communautaire orientent les investissements sociaux prioritaires — écoles, dispensaires, routes rurales — transformant le périmètre minier en levier de développement local.
Un signal fort à l'heure de la course aux matières premières
Le renouvellement intervient dans un contexte de forte tension mondiale sur l'or et les métaux stratégiques. Les cours de l'or ont atteint des niveaux historiques en 2026, dopés par la demande des banques centrales et les incertitudes géopolitiques. La Tanzanie — l'un des dix premiers producteurs africains — renforce ainsi sa position dans la compétition continentale pour attirer les investisseurs miniers de long terme.
Pourquoi c'est important
Le modèle tanzanien — participation publique directe à 16 %, contenu local supérieur à 90 %, redistribution communautaire — est précisément ce que plusieurs États africains tentent aujourd'hui de reproduire dans leurs renégociations de contrats miniers. Ce renouvellement confirme qu'un cadre partenarial stable et équitable peut générer des retombées durables : pour l'État, les communautés locales et l'investisseur. Il constitue un signal fort à l'ensemble du secteur extractif africain, à l'heure où les grands groupes miniers arbitrent entre plusieurs destinations continentales.