[NIGERIA / AFRIQUE] Pétrole : 40 blocs mis aux enchères, Abuja vise 788 000 barils/jour supplémentaires

Le régulateur NUPRC lance son cycle de licences 2026 avec 40 blocs onshore et offshore. Objectif : récupérer 788 000 b/j perdus et déclencher jusqu'à 50 Md$ de projets FID. PMI à 56,4, plus haut depuis 2022.

Nigeria — Business.OI
Photo : Jan-Rune Smenes Reite / Pexels

Le Nigeria franchit un cap majeur dans sa stratégie de relance pétrolière. Le 7 octobre 2026, le président Bola Tinubu a approuvé le lancement d'un nouveau cycle de licences par la Nigerian Upstream Petroleum Regulatory Commission (NUPRC), portant sur 40 blocs pétroliers et gaziers répartis entre zones onshore, eaux peu profondes et eaux profondes.

Un signal fort aux investisseurs mondiaux

Cette mise aux enchères vise à drainer les capitaux internationaux vers un secteur pétrolier nigérian sous-performant. La NUPRC a identifié plus de 788 000 barils par jour de production actuellement à l'arrêt chez 63 opérateurs — une ressource dormante que le gouvernement entend réactiver via ce cycle. En parallèle, les régulateurs espèrent faire franchir à des projets offshore la barre de la décision finale d'investissement (FID), pour un montant cumulé estimé entre 30 et 50 milliards de dollars.

Les candidats — investisseurs nigérians et internationaux — devront justifier de compétences techniques, de capacités financières suffisantes et s'engager à développer concrètement les ressources attribuées. La transparence est au cœur du dispositif : toute offre implique la divulgation des bénéficiaires effectifs.

Un contexte macroéconomique porteur

Ce cycle intervient dans un contexte favorable. La Banque mondiale vient de relever sa prévision de croissance pour le Nigeria à 4,3 % en 2026, après un premier semestre à +4,2 %. L'indice PMI manufacturier de Stanbic IBTC a atteint 56,4 points en septembre, son plus haut niveau depuis février 2022 — signe d'une économie privée en nette accélération.

Sur le front des finances extérieures, l'excédent courant s'est établi à 12 milliards de dollars (7 % du PIB) au premier semestre 2026, soutenu par les exportations pétrolières. Le pays passe à la 8e place du Bloomberg Risk-O-Meter africain 2026 (+4 places), confirmant l'amélioration de sa perception par les investisseurs.

Pourquoi c'est important

Avec 40 blocs couvrant toutes les catégories géologiques, ce cycle représente l'une des offres les plus ambitieuses du Nigeria depuis plusieurs années. Pour les acteurs régionaux de l'Océan Indien actifs sur le continent — fonds d'investissement mauriciens, opérateurs en logistique ou en services financiers —, c'est une fenêtre d'opportunité à surveiller de près. Le Nigeria reste le premier producteur pétrolier africain et sa relance crée des effets d'entraînement sur l'ensemble de l'Afrique subsaharienne.

Sources : NUPRC, Banque mondiale, Stanbic IBTC, OE Digital, Direction générale du Trésor (7 octobre 2026)

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