Ce vendredi 4 septembre, les marchés asiatiques progressent nettement tandis que l'Europe ouvre quasi à l'équilibre. Tous les regards sont braqués sur les chiffres de l'emploi américain de 14h30, qui pourraient redéfinir les anticipations sur les taux de la Fed — avec des répercussions directes sur les matières premières et les devises qui structurent l'économie de l'Océan Indien.
L'Asie ouvre la voie
Le Nikkei 225 gagne 1,3 %, le Kospi coréen 1,6 % et le Hang Seng de Hong Kong 1,7 %, portés par les déclarations d'un gouverneur de la Fed laissant la porte ouverte au maintien des taux. Seule ombre : le Shanghai Composite recule de 0,3 %, pénalisé par des données d'activité en demi-teinte.
En Europe, le CAC 40 et le DAX évoluent à -0,1 %, sans direction claire dans l'attente des données américaines. La séance du 3 septembre avait toutefois bien terminé, l'Europe dans le vert et Wall Street en hausse marquée.
L'or et le pétrole : stabilité relative
L'or s'échange autour de 4 488 dollars l'once, après son record d'août à 4 652 dollars — une progression de +13,45 % sur le mois, alimentée par les incertitudes sur la politique monétaire américaine et les tensions géopolitiques au détroit d'Ormuz. Pour les projets miniers de Madagascar et les réserves souveraines de la région, ces niveaux restent historiquement favorables.
Le Brent recule légèrement à 95,22 dollars le baril (-0,3 %). Si les tensions liées à l'Iran maintiennent un plancher élevé, cette relative stabilité est un soulagement pour les économies insulaires de l'Océan Indien, massivement importatrices d'hydrocarbures. Le trafic dans le détroit d'Ormuz reste perturbé, ne retrouvant que 10 à 20 navires quotidiens contre 130 à 140 en période normale.
Volkswagen restructure massivement
À noter côté actions : Volkswagen bondit de +6,18 % après un accord social prévoyant la suppression de 100 000 postes sur cinq ans. La réaction des marchés illustre une réalité de 2026 : les investisseurs récompensent les restructurations coûteuses socialement mais jugées nécessaires à la compétitivité industrielle.
L'EUR/USD à 1,1637 : une bonne nouvelle pour les exportateurs OI
La paire EUR/USD se tient à 1,1637, un niveau élevé qui avantage les exportateurs de la zone OI facturant en euros vers l'Europe — tourisme réunionnais, textile mauricien, épices malgaches. Ce taux renforce la compétitivité-prix des produits régionaux sur les marchés européens.
Pourquoi c'est important
L'emploi américain publié ce vendredi est le vrai déclencheur potentiel de la séance. Un rapport solide relancerait les craintes d'une hausse de taux Fed, fragilisant les obligations émergentes et comprimant les marges de manœuvre budgétaires de pays comme Madagascar ou les Comores. Un chiffre décevant, en revanche, confirmerait le scénario d'une Fed en pause — favorable aux matières premières, aux IDE et aux devises des marchés émergents de la région. La journée du 4 septembre sera donc, pour l'Océan Indien aussi, une journée charnière.
Sources : Boursorama (03/09/2026), Les Affaires (04/09/2026), Scala Patrimoine (01/09/2026), Zone Bourse (04/09/2026).