Le secteur touristique malgache affiche une montée en puissance inédite. À fin 2025, l'offre hôtelière nationale recensait 34 365 chambres disponibles. En 2024, les arrivées de visiteurs ont bondi de 19 % pour atteindre 308 275 entrées, portées par une expansion aérienne remarquable qui ouvre Madagascar à de nouveaux marchés à fort pouvoir d'achat.
Un parc hôtelier en pleine croissance
Avec 34 365 chambres disponibles à fin 2025, l'hébergement touristique malgache a significativement élargi sa capacité d'accueil. Ce chiffre reflète les investissements engagés ces dernières années dans l'hôtellerie et la para-hôtellerie, notamment dans des zones à fort potentiel comme Nosy Be, Antananarivo et la côte Est. Le secteur continue d'attirer des projets, en particulier dans les segments intermédiaire et premium, là où la demande internationale est la plus dynamique.
+19 % d'arrivées en 2024
Les 308 275 visiteurs enregistrés en 2024 marquent une hausse de 19 % par rapport aux 259 850 arrivées de 2023. La ventilation est éloquente : 254 137 passagers aériens et 54 138 croisiéristes. Le tourisme de croisière joue un rôle croissant dans la diversification des flux entrants et dans la mise en valeur des destinations côtières encore peu développées.
Un maillage aérien international qui s'étoffe
L'essor des arrivées est directement lié à l'expansion du réseau aérien. En 2024, plusieurs compagnies ont renforcé ou inauguré leurs liaisons vers Madagascar. Emirates a ajouté une 5e fréquence hebdomadaire sur la route Dubai–Antananarivo–Seychelles, portant à plus de 1 800 sièges hebdomadaires sa capacité sur cette rotation. Ethiopian Airlines est passée de 7 à 10 rotations hebdomadaires sur Antananarivo. Turkish Airlines a ouvert une 3e fréquence hebdomadaire entre Istanbul et la capitale malgache. La compagnie israélienne Arkia a lancé les premiers vols directs Tel Aviv–Nosy Be en A320. Ewa Air a quant à elle créé de nouvelles liaisons régionales La Réunion–Tamatave–Sainte-Marie, renforçant l'intégration aérienne dans l'Océan Indien.
Pourquoi c'est important
La connectivité aérienne est le premier levier de développement touristique pour une île. L'accumulation de ces nouvelles fréquences ouvre Madagascar au Moyen-Orient, à la Turquie et à Israël — des marchés à fort pouvoir d'achat jusqu'ici peu accessibles. Pour les investisseurs hôteliers de l'Océan Indien, ce mouvement confirme que le « moment Madagascar » est bien là : capacité hôtelière en hausse, demande en structuration et diversification des origines de flux. Le défi reste d'aligner la qualité de l'accueil et des infrastructures avec ce potentiel de marché.