La Banque mondiale a approuvé le 6 juillet 2026 un financement de 225 millions de dollars pour le projet PRODUIRE2, destiné à renforcer la résilience urbaine et à créer des emplois dans les deux plus grandes villes de Madagascar : le Grand Antananarivo et le Grand Toamasina.
Des objectifs concrets d'ici 2032
D'ici 2032, le projet vise à bénéficier à 1,5 million de personnes grâce à des infrastructures résilientes au changement climatique. Les chiffres cibles sont précis : 20 000 foyers reconstruits selon des normes antisismiques et anti-cycloniques, 50 000 parcelles dotées d'une documentation foncière numérique, et quelque 17 000 emplois générés dans les secteurs de la construction et des services urbains.
Les chantiers prioritaires
À Antananarivo, le projet financera la réhabilitation des canaux de drainage C3 ter et C3 bis — infrastructures critiques dans une capitale régulièrement frappée par des inondations — ainsi que la gestion des déchets solides et l'amélioration des quartiers informels. À Toamasina, premier port de Madagascar, l'accent est mis sur la reconstruction de logements résilients et la réhabilitation d'équipements essentiels : écoles, centres de santé et l'Université de Barikadimy.
Le financement est tripartite : Groupe Banque mondiale, GFDRR (mécanisme mondial pour la réduction des risques de catastrophe) et le gouvernement du Japon via son partenariat QII pour des infrastructures de qualité.
Pourquoi c'est important
Pour une île dont la croissance est projetée à 3,6 % en 2026 — en deçà de son potentiel —, ce financement représente une injection significative dans l'économie urbaine. La résolution des problèmes fonciers, en particulier, est un préalable à tout développement immobilier et industriel durable à Madagascar. Les 17 000 emplois directs et les infrastructures réhabilitées peuvent accélérer l'attractivité des deux pôles économiques du pays pour les investisseurs régionaux.
Source : Banque mondiale, communiqué de presse, 6 juillet 2026