[MADAGASCAR / AFRIQUE] Madagascar-Égypte : 40 investisseurs au Caire pour bâtir un partenariat stratégique

Trente juillet 2026, Le Caire. Madagascar, l'Égypte et 40 investisseurs dans la même salle. Un accord GAFI-EDBM signé, des secteurs agricoles ciblés, et un message du président Randrianirina : des partenaires opérationnels, pas de simples bailleurs.

Madagascar — Business.OI
Photo : Léonide Mahajanjy / Pexels

Le président malgache Michaël Randrianirina était au Caire le 30 juillet 2026 pour une table ronde d'investissement au siège de la GAFI (Autorité générale de l'investissement égyptien). Environ 40 investisseurs égyptiens ont répondu présents — un signal fort pour un pays qui cherche des partenaires opérationnels, pas de simples bailleurs de fonds.

Une délégation de haut niveau

Six ministres malgaches et une dizaine de chefs d'entreprise accompagnaient le chef de l'État. Côté égyptien, Mohamed Farid, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, pilotait les échanges. Au menu : agriculture et agro-industrie, engrais, produits phytosanitaires, transformation alimentaire — des secteurs où Madagascar dispose d'un potentiel non exploité considérable.

Un accord concret signé

La table ronde a débouché sur la signature d'un accord de coopération entre la GAFI et l'Economic Development Board of Madagascar (EDBM). Ce cadre doit faciliter les démarches des investisseurs égyptiens qui souhaitent s'implanter à Madagascar, en simplifiant les procédures administratives — l'un des principaux freins identifiés côté infrastructure et logistique.

Le colonel Randrianirina a adressé un message clair aux partenaires potentiels : « Madagascar vous invite à apporter vos capitaux, votre savoir-faire et votre expérience éprouvée. » Il a insisté sur la nécessité de projets « complets, bien structurés et durables », avec transfert de technologie et co-investissement avec des entreprises malgaches locales.

Le COMESA, levier de l'intégration continentale

Les deux pays sont membres du Marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA), ce qui offre un cadre tarifaire préférentiel. La visite intervient dans un contexte de diversification des partenariats économiques malgaches, alors que le pays cherche à réduire sa dépendance aux financements classiques et à attirer des investisseurs prêts à co-construire.

L'Égypte présente un modèle de référence : son complexe agricole « Future of Egypt », qui s'étend sur plusieurs milliers d'hectares et génère environ 360 000 emplois, est cité en exemple de ce que des capitaux bien orientés peuvent produire à grande échelle.

Pourquoi c'est important

Pour Madagascar, dont la croissance est projetée à 6 % en 2026 (FMI), attirer des investisseurs africains à forte capacité opérationnelle répond à une logique de double bénéfice : diversifier l'origine des capitaux et bénéficier d'un savoir-faire adapté aux réalités du continent. Le signal envoyé au Caire dépasse le cadre bilatéral : il positionne Antananarivo comme une place ouverte aux capitaux sud-sud à l'heure où l'AfCFTA redessine les circuits d'investissement africains.

Sources : Newsmada, L'Express Madagascar, EgyptToday — 1er août 2026

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