La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) a terminé la semaine du 28 septembre au 2 octobre 2026 sur une note nuancée : la capitalisation boursière des actions a progressé à 21 529,9 milliards de FCFA jeudi 1er octobre, portée notamment par une performance spectaculaire d'Unilever Côte d'Ivoire (+7,37 %). Mais le compartiment obligataire s'est replié, et les volumes d'échanges restent erratiques — reflet d'un marché régional en quête de catalyseurs.
Une séance contrastée pour le premier octobre
Le BRVM Composite a progressé de 0,12 % à 549,02 points en clôture du 1er octobre. La capitalisation actions de l'ensemble du marché s'est établie à 21 529,9 milliards de FCFA, en hausse de 25 milliards sur la séance. En revanche, le compartiment obligataire a reculé à 13 580,2 milliards de FCFA (-15,3 milliards), dans un contexte de taux qui rend les obligations d'État moins attractives pour les investisseurs à court terme.
Côté valeurs, Unilever Côte d'Ivoire a tiré l'ensemble du marché avec +7,37 % à 51 000 FCFA, suivi de BICI CI (+3,67 %), Oragroup Togo (+3,45 %) et NSIA Banque CI (+2,33 %). En sens inverse, Servair Abidjan a chuté de 7,42 % et TotalEnergies Marketing CI de 5,94 %. Les volumes journaliers sont tombés de 8,5 milliards à 3,1 milliards de FCFA entre le mercredi et le jeudi — un signe de la vigilance des opérateurs.
Le M&A en Afrique de l'Ouest : 55 opérations au premier semestre 2026
Au-delà du marché secondaire, les données de DealMakers AFRICA compilées par la newsletter Financialivoire révèlent que l'Afrique de l'Ouest a enregistré 55 fusions-acquisitions au premier semestre 2026 — soit un tiers des 166 opérations comptabilisées sur l'ensemble de l'Afrique hors Afrique du Sud. La valeur totale des transactions sur ce périmètre s'élève à 5,58 milliards de dollars, en recul de 10 % sur un an.
Le private equity continue de se contracter : 76 opérations en H1 2026, contre 136 en 2023. Les investisseurs recentrent leur attention sur la qualité des actifs et la capacité d'exécution, dans un contexte de taux élevés qui complique les sorties et comprime les multiples de valorisation. Le Nigeria domine le palmarès régional des transactions avec 39 opérations sur la période.
Pourquoi c'est important
La BRVM reste l'un des rares marchés financiers africains accessibles aux petits investisseurs régionaux. La progression de la capitalisation actions en 2026 — même dans un contexte de contraction du private equity — confirme que la bourse joue son rôle de financeur de l'économie réelle en Afrique francophone. Pour les investisseurs de l'Océan Indien orientés vers le continent, le niveau de 549 points du BRVM Composite constitue un repère à surveiller : un franchissement durable de ce seuil signalerait un regain de confiance des institutionnels.
Sources : lejecos.com, Financialivoire Newsletter (données DealMakers AFRICA), 1er octobre 2026.