Le fintech nigérian Kredete a acquis Gravv, une infrastructure stablecoin qui traite 3 milliards de dollars de volume annualisé. La transaction, révélée fin septembre 2026, positionne Kredete comme l'un des acteurs les plus ambitieux des transferts d'argent africains, avec désormais 6,5 millions d'utilisateurs et un volume de paiements avoisinant les 18 milliards de dollars par an.
Kredete : la banque des diasporas africaines
Fondée en 2022 par Adeola Adedewe, Kredete sert les communautés de diasporas africaines et d'immigrants. La plateforme permet les transferts transfrontaliers, la construction d'un historique de crédit dans le pays d'accueil et l'accès à des produits financiers alimentés par des stablecoins. Avec 6,5 millions d'utilisateurs actifs, Kredete traite déjà environ 18 milliards de dollars par an — un volume comparable à celui de plusieurs grandes banques africaines.
Gravv : l'infrastructure stablecoin derrière les grands transferts
Gravv est une plateforme d'infrastructure qui constitue l'épine dorsale technique des mouvements de fonds transfrontaliers. Elle gère des comptes multi-devises, des services de change, la liquidité, les paiements, le règlement en stablecoins et la réconciliation des transactions. Avant l'acquisition, Gravv traitait 3 milliards de dollars de volume annualisé pour plus de 1 000 entreprises réparties dans plus de 100 pays, via 7 partenariats bancaires mondiaux.
En internalisant cette infrastructure, Kredete gagne le contrôle direct du routage et du règlement de ses transactions, réduisant sa dépendance aux prestataires externes et renforçant sa compétitivité tarifaire.
Pourquoi c'est important
Les diasporas africaines transfèrent chaque année des dizaines de milliards de dollars vers leur continent d'origine — un flux qui dépasse souvent l'aide publique au développement. Kredete et Gravv incarnent la nouvelle génération de fintechs qui s'attaquent aux frais excessifs et à la lenteur des virements traditionnels, en s'appuyant sur les stablecoins pour rendre les transferts instantanés et moins coûteux. Pour les communautés réunionnaises, mauriciennes ou malgaches vivant en Europe, ce type d'infrastructure représente une promesse concrète d'économies significatives sur leurs envois de fonds.