La NERSA (Autorité nationale de régulation de l'énergie d'Afrique du Sud) a approuvé 124 nouvelles installations d'énergies renouvelables au premier trimestre de l'exercice 2026/2027 (avril-juin 2026), pour une capacité totale de 804 MW et un investissement global de 20,18 milliards de rands — soit environ 1,2 milliard de dollars. Un rythme d'approbation inédit qui illustre l'accélération du virage vert sud-africain.
Solaire dominant, éolien puissant
Sur les 124 projets approuvés, 122 sont des centrales solaires photovoltaïques totalisant 236 MW et seulement 2 sont des parcs éoliens — qui concentrent toutefois l'essentiel de la capacité avec 568 MW. La répartition géographique est équilibrée : 63 installations se raccordent aux réseaux de distribution municipaux et 61 au réseau national d'Eskom.
La NERSA traite désormais les demandes d'autorisation en dix jours ouvrables en moyenne — un délai record qui fluidifie la pipeline d'investissement dans le renouvelable et attire les développeurs internationaux.
Un bilan cumulatif massif depuis 2018
Depuis l'instauration du système d'enregistrement en 2018, la NERSA a approuvé au total 2 619 installations représentant 20 131 MW de capacité cumulée, pour un montant global de 409 milliards de rands d'investissements. Ces chiffres témoignent d'une transformation profonde du mix énergétique sud-africain, historiquement dominé par le charbon.
Pourquoi c'est important
L'Afrique du Sud reste l'une des économies les plus carbonées du monde. L'accélération des approbations de capacités renouvelables — 804 MW en un seul trimestre — marque un tournant opérationnel concret, au-delà des seules ambitions affichées. Pour les investisseurs régionaux de l'Océan Indien, c'est un signal sur la direction que prend le marché énergétique continental : le renouvelable n'est plus une option, c'est la norme émergente. La vitesse d'exécution sud-africaine offre un modèle de déploiement rapide que d'autres pays du continent commencent à étudier.