Les Seychelles ont validé leur Stratégie nationale de tourisme de croisière 2026-2033, un plan sur sept ans conçu avec la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (UNECA). Le cadre prévoit un investissement indicatif de SCR 2,32 milliards, mobilisable via un financement mixte : fonds publics, partenariats public-privé, partenaires au développement et contributions du secteur privé.
Un bilan coûts-bénéfices net positif… mais des fuites à corriger
L'analyse commanditée par le gouvernement conclut à une contribution économique nette positive du secteur croisière. Ce constat cache toutefois une réalité préoccupante : une faible part des dépenses des passagers reste effectivement dans l'économie locale. La stratégie vise précisément à réduire ces « fuites de revenus » en favorisant la participation des entrepreneurs seychellois à la chaîne de valeur du secteur.
Quatre priorités structurent le plan : la modernisation des infrastructures portuaires, le renforcement des mesures environnementales, l'amélioration des systèmes de données et le développement des PME locales positionnées sur les services aux croisiéristes.
Durabilité et valeur ajoutée : le repositionnement stratégique
La stratégie assume pleinement la tension entre volume et valeur. Plutôt que de maximiser le nombre de paquebots accueillis, les Seychelles veulent attirer des croisiéristes à fort pouvoir d'achat, soucieux du développement durable, et capables de dépenser davantage dans l'économie locale. La réglementation sera renforcée pour limiter les effets de congestion et de pression environnementale documentés dans les ports.
La validation a été réalisée en présence d'une délégation gouvernementale de haut niveau, dont la ministre du Tourisme et de la Culture, Amanda Bernstein.
Pourquoi c'est important
Le secteur croisière est en pleine expansion mondiale. En se dotant d'une feuille de route sur sept ans, les Seychelles anticipent la course aux destinations alternatives et se positionnent pour capter une part croissante d'un marché en forte croissance — tout en préservant ce qui fait leur attractivité : un environnement naturel préservé.
Sources : ATTA Travel, eTurboNews, Voyages Afriq, UNECA, avril 2026.