[OCÉAN INDIEN] APE modernisé UE-OI : Madagascar, Comores, Maurice et Seychelles concluent un accord commercial de nouvelle génération

L'UE conclut un APE modernisé avec Madagascar, Comores, Maurice et Seychelles — services, investissement, durabilité au programme. La Réunion exclue des négociations, Younous Omarjee monte au créneau.

Océan Indien — Business.OI
Photo : Neshin Nelson / Pexels

L'Union européenne vient de finaliser un Accord de Partenariat Économique (APE) modernisé avec quatre États insulaires de l'Océan Indien : Madagascar, les Comores, Maurice et les Seychelles. Cet accord de « nouvelle génération » va bien au-delà du simple accès au marché : il intègre des chapitres inédits sur les services, l'investissement, le développement durable et les droits de propriété intellectuelle.

Un tournant commercial pour quatre îles

L'accord, fruit de plusieurs années de négociations entre l'UE et le groupe AfOA (Afrique orientale et australe), élargit les engagements commerciaux conclus dans les APE de première génération. Il ouvre des perspectives nouvelles pour les exportateurs mauriciens dans le secteur des services financiers, pour le textile malgache et le tourisme seychellois, et offre aux Comores un cadre incitatif pour attirer les investissements directs étrangers européens.

La Réunion exclue : la controverse Omarjee

L'accord suscite une vive réaction de l'eurodéputé réunionnais Younous Omarjee, vice-président du Parlement européen : « La Réunion et Mayotte ont été délibérément écartées des négociations, alors qu'elles sont géographiquement au cœur de l'Océan Indien. C'est une aberration économique et politique. » Cette exclusion prive les entreprises réunionnaises des bénéfices directs du nouveau cadre tarifaire, alors que leurs homologues mauriciennes, malgaches et seychelloises en profiteront pleinement.

Pourquoi c'est important

Pour les décideurs de la région, cet APE modernisé représente la reconnaissance formelle par Bruxelles du potentiel économique de l'arc insulaire de l'Océan Indien. Il crée un cadre réglementaire stable pour les investisseurs européens souhaitant s'implanter dans la zone — un signal fort à l'heure où l'Asie et les Golfs courtisent activement ces mêmes marchés. La mise en œuvre effective, notamment les chapitres sur l'investissement et la durabilité, déterminera la valeur réelle de cet accord dans les cinq prochaines années.

Sources : linfo.re, la1ere.franceinfo.fr, outremers360.com, Africa News Agency (octobre 2026)

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