Au premier semestre 2026, l'île Maurice s'impose comme la première destination africaine pour les investisseurs internationaux. Avec un score de 62,20 points au Global Investment Risk and Resilience Index, le pays devance tous ses pairs continentaux et affiche 649,7 milliards de roupies de projets en portefeuille.
523 projets et un portefeuille record
Le Board of Investment (BOI) a enregistré 523 projets d'investissement au premier semestre 2026, pour un volume total de 649,7 milliards de roupies mauriciennes. De ce montant, 138,8 milliards ont déjà été concrétisés — soit un taux de réalisation de 21 %. Les 412 milliards restants sont portés par des projets à horizon long terme, signe d'un engagement durable des investisseurs envers l'île.
L'énergie renouvelable concentre une part notable des flux entrants : 23 milliards de roupies répartis sur 44 projets verts. Cette orientation illustre la capacité de Maurice à capter des capitaux sensibles aux critères ESG, un atout différenciant dans un contexte mondial de transition énergétique accélérée.
Un cadre institutionnel qui se modernise
Pour accompagner ces dynamiques, le gouvernement a lancé le BOAM (Business Obstacles Alert Mechanism), un outil opérationnel destiné à identifier et lever rapidement les freins administratifs auxquels font face les entreprises. En parallèle, une réglementation sur les délégués à la protection des données entrera en vigueur en janvier 2027, alignant Maurice sur les standards internationaux de gouvernance numérique.
Un projet pilote de ferme intelligente intégrant l'intelligence artificielle est prévu pour octobre 2026 — un signal clair de la volonté de diversifier l'économie mauricienne au-delà du tourisme et des services financiers.
La 61e place mondiale qui confirme le leadership africain
Au classement mondial du Global Investment Risk and Resilience Index 2026, Maurice occupe la 61e position avec un score de résilience de 50,87 sur 100. C'est la première place africaine, devant les économies d'Afrique du Sud, du Maroc et du Rwanda. Pour le chairman du BOI, Sanjay Bhunjun, ces résultats témoignent d'une « résilience et une dynamique de progression » confirmées malgré les turbulences géopolitiques mondiales.
Pourquoi c'est important
Pour les investisseurs de l'Océan Indien, le positionnement de Maurice au sommet africain du classement des risques n'est pas symbolique : il traduit une infrastructure juridique, fiscale et logistique mature, testée et lisible pour les capitaux étrangers. Dans un contexte régional où Madagascar, La Réunion et les Seychelles renforcent chacun leur attractivité, la domination mauricienne reste un référentiel incontournable — et un tremplin naturel pour des projets à vocation régionale.