L'Economic Development Board (EDB) de Maurice a adopté un plan d'action ambitieux lors de ses conseils de juillet 2026, visant à transformer l'île en économie « future-ready ». Les cibles sont précises : attirer entre 38 et 40 milliards de roupies d'investissements directs étrangers (IDE), mobiliser 125 milliards de roupies d'investissements privés, et porter les exportations de biens et services au-delà de 495 milliards de roupies pour l'exercice 2026-2027.
200 actions, 28 initiatives prioritaires
Le conseil a approuvé un plan structuré autour de plus de 200 actions regroupées en 28 initiatives prioritaires. Les secteurs ciblés couvrent les services financiers et la gestion de fortune, l'économie bleue, la sécurité alimentaire et l'agrobusiness, les sciences de la vie, l'innovation numérique et l'industrie de haute technologie. L'ambition est de figurer dans le Top 10 mondial du premier rapport B-READY de la Banque mondiale, l'indicateur qui remplace le Doing Business.
Des projets concrets
En deux mois seulement, l'EDB a résolu cinq projets représentant 13,7 milliards de roupies, avec 15 projets supplémentaires (15,9 milliards) en cours de facilitation. Sur le volet talents, les demandes de permis de travail ont progressé de 3 710 en 2018 à 10 550 en 2025, illustrant l'attractivité croissante de l'île pour les professionnels étrangers. Un nouveau « Technical Occupation Permit » simplifiera les procédures.
Un rayonnement régional et international
L'EDB prépare l'organisation du US-Africa Business Summit en décembre 2026 et se positionne pour le sommet UE-Afrique 2027. Des missions commerciales ont été menées en Éthiopie, Tanzanie et Kenya (21-25 septembre 2026), et un programme SheTrades avec Madagascar a été lancé en août pour les entreprises dirigées par des femmes. Une plateforme « E-Diaspora » vise à mobiliser 3 000 professionnels mauriciens établis à l'étranger.
Pourquoi c'est important
Maurice joue sa transformation économique à hauts enjeux : l'objectif est d'atteindre le statut de pays à revenu élevé dans la prochaine décennie. L'EDB est l'outil opérationnel de cette ambition. Les chiffres annoncés — 40 milliards d'IDE, 495 milliards d'exportations — sont des marqueurs crédibles à condition que la simplification réglementaire promise se matérialise. Dans l'Océan Indien, Maurice reste l'étalon de référence pour les investisseurs cherchant une porte d'entrée vers l'Afrique.