[MAURICE] Harel Mallac quitte le marché officiel de la SEM pour le DEM

La part du capital public de Harel Mallac est tombée sous 25 %, forçant le conglomérat à quitter le marché officiel de la SEM pour le DEM. CA T1 2026 : Rs 798 millions (+11,6 %).

Maurice — Business.OI
Photo : Alex Luna / Pexels

Le conglomérat mauricien Harel Mallac, coté à la Bourse de Maurice depuis 1991, officialise sa migration du marché officiel (SEM) vers le Development and Enterprise Market (DEM). Une transition technique mais symboliquement importante pour la place boursière de Port-Louis.

Pourquoi ce départ du marché officiel ?

La raison est réglementaire : la part du capital de Harel Mallac détenue par le public (free float) est tombée sous le seuil de 25 % requis pour maintenir une cotation sur le marché officiel. Ce glissement résulte de « transactions portant sur les actions du groupe, réalisées sur le marché indépendamment de la société », précise-t-elle dans sa communication officielle. Aucune décision stratégique du groupe n'est à l'origine de cette situation.

Le DEM, un marché réglementé à part entière

Le DEM n'est pas un marché de second rang. Il regroupe plus de 30 sociétés cotées et constitue un marché reconnu et réglementé de la Bourse de Maurice, adapté aux entreprises de taille intermédiaire ou à l'actionnariat plus concentré. Harel Mallac continuera d'y être pleinement négociable, avec les mêmes obligations de transparence.

Un groupe en redressement opérationnel

La migration intervient dans un contexte de redressement progressif. Au premier trimestre 2026, Harel Mallac affiche un chiffre d'affaires de Rs 798 millions, en croissance de 11,6 % par rapport au T1 2025. Le groupe avait renoué avec le bénéfice opérationnel au cours des trimestres précédents après une période de restructuration. Cette migration ne modifie ni ses activités, ni sa stratégie, ni ses résultats financiers.

Pourquoi c'est important

Ce mouvement met en lumière les exigences de liquidité du marché officiel mauricien et la capacité du DEM à accueillir des acteurs de poids. Il illustre aussi l'évolution de l'actionnariat des conglomérats historiques de l'île, dans un contexte où la concentration du capital reste une tendance structurelle à Maurice.

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