La Central Water Authority (CWA) et la Wastewater Management Authority (WMA) ont annoncé une révision tarifaire historique pour le secteur non domestique. Douze ans après la dernière révision, l'augmentation s'échelonne entre 10 % et 75 % selon le profil du consommateur.
Qui paie plus, et combien ?
Pour la majorité des clients non domestiques — hôtels, centres commerciaux, industries, supermarchés et compagnies d'embouteillage — la hausse varie entre 10 et 25 %. Mais les projets haut de gamme seront bien plus fortement touchés : les Smart Cities, les Integrated Resort Schemes (IRS), les Real Estate Schemes (RES) et les Property Development Schemes (PDS) voient leurs redevances progresser d'environ 75 %. La WMA applique les mêmes barèmes pour ses prestations d'assainissement.
Les ménages épargnés
Les particuliers ne sont pas concernés par cette révision. Le gouvernement a clairement signifié qu'il ne souhaitait pas alourdir la charge des familles mauriciennes dans un contexte de tensions sur le pouvoir d'achat. La révision tarifaire est donc intégralement portée par le secteur économique.
Un ajustement attendu depuis longtemps
Les derniers tarifs non domestiques dataient de 2013-2014. Depuis, les coûts d'exploitation de la CWA ont considérablement augmenté — notamment les dépenses en énergie, en maintenance et en renouvellement des infrastructures. Cette révision vise à rétablir l'équilibre financier de l'autorité et à financer les investissements nécessaires à la sécurité hydrique de l'île.
Impact sur les opérateurs économiques
L'hôtellerie et les grandes surfaces, deux secteurs majeurs de l'économie mauricienne, feront face à une charge supplémentaire directe. Pour les projets Smart Cities — certains représentant des investissements de plusieurs milliards de roupies — la hausse de 75 % des redevances d'eau et d'eaux usées constitue un coût d'exploitation additionnel significatif à intégrer dans les modèles financiers.
Pourquoi c'est important
La tarification de l'eau est un signal de politique économique. Après 12 ans de gel, Maurice recalibre ses services publics vers la soutenabilité financière. Pour les investisseurs en immobilier haut de gamme et l'hôtellerie, c'est un nouveau paramètre à intégrer — et une incitation à investir dans des systèmes de recyclage et de récupération d'eau.
Sources : Defimedia / Le Mauricien / Maurice Info, juillet 2026