L'île Maurice occupe la première place africaine du Global Investment Risk and Resilience Index 2026, avec un score de 62,20 points. Elle se classe 61e au niveau mondial, devant la Tanzanie, le Botswana, les Seychelles et le Cap-Vert. Parallèlement, l'Economic Development Board (EDB) révèle un portefeuille d'investissements déclarés de Rs 649,7 milliards répartis sur près de 250 projets dans 16 secteurs.
Un portefeuille massif, 21 % déjà réalisé
Sur les Rs 649,7 milliards annoncés, Rs 138,8 milliards ont déjà été décaissés (soit 21 % du total), couvrant construction, équipements, opérations et emploi. Les Rs 412 milliards restants s'étalent sur plusieurs années en raison de projets intégrés de long terme : smart cities, infrastructures énergétiques et plateformes de services à haute valeur ajoutée.
L'énergie en tête, la santé et l'éducation en progression
Le secteur de l'énergie domine le portefeuille EDB avec 44 projets représentant Rs 23 milliards, essentiellement axés sur les énergies renouvelables et la production électrique. La santé (28 projets) et l'éducation (21 projets) suivent, reflétant une stratégie de montée en gamme vers les services à forte valeur humaine.
L'EDB fixe le cap : Rs 38-40 milliards d'IDE pour 2026-2027
En parallèle de ce bilan, l'EDB a approuvé un plan stratégique articulé autour de 28 initiatives et plus de 200 actions. L'objectif pour l'exercice 2026-2027 : attirer entre Rs 38 et 40 milliards d'investissements directs étrangers (IDE), mobiliser Rs 125 milliards d'investissements privés et atteindre Rs 495 milliards d'exportations. Les secteurs ciblés incluent les services financiers, l'économie bleue, les sciences de la vie, l'agroalimentaire et la manufacture de haute technologie.
Pourquoi c'est important
La double confirmation — première place africaine sur l'index de résilience ET un pipeline d'investissements de Rs 649,7 milliards — positionne Maurice comme le point d'entrée privilégié pour les capitaux étrangers sur l'Océan Indien et l'Afrique subsaharienne. Pour les décideurs régionaux, c'est le signal que la place financière mauricienne ne ralentit pas.
Sources : EDB Maurice, newsletter août 2026 ; allAfrica, 21 août 2026.