Madagascar a signé un compact dans le cadre de Mission 300 (M300), l'initiative phare de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement visant à connecter 300 millions d'Africains à l'électricité d'ici 2030. Ce compact prévoit l'engagement d'un financement de l'ordre de 300 millions de dollars pour accélérer l'électrification de l'île, l'une des moins électrifiées du continent avec un taux d'accès à l'électricité inférieur à 20 % de la population.
Un contexte d'ambition énergétique massive
La signature du compact M300 s'inscrit dans un contexte plus large : Madagascar a présenté des besoins de financement dépassant 7 milliards de dollars pour ses projets d'énergie, d'infrastructures et de mines, selon des estimations récentes. Parallèlement, le Pacte Énergétique National (PEN) trace les grandes orientations de la politique énergétique malgache pour les prochaines années, avec un accent sur les énergies renouvelables, l'extension du réseau et les mini-réseaux ruraux.
La mission M300 implique que Madagascar doit non seulement mobiliser les financements, mais aussi adopter des réformes structurelles : amélioration du cadre réglementaire du secteur électrique, transparence tarifaire et conditions pour attirer les investisseurs privés dans l'énergie.
Pourquoi c'est important
L'accès à l'électricité conditionne presque tout le reste : productivité agricole, industrialisation, attractivité des investissements, qualité de l'éducation et des soins de santé. Pour un pays dont le PIB par habitant reste parmi les plus faibles au monde, chaque ménage connecté est un levier de développement. Le compact M300 représente une opportunité historique — à condition que la gouvernance du secteur évolue en parallèle des financements.
Sources : Banque Mondiale (Mission 300 compact Madagascar), EDBM, Madagascar Newsroom, juillet 2026.