La Banque mondiale a approuvé le 28 avril 2026 un financement de 200 millions de dollars pour moderniser les principaux corridors de transport de Madagascar. Le projet cible le chemin de fer entre Antananarivo et Toamasina, plusieurs ports régionaux et le Canal des Pangalanes — voie navigable longeant la côte est de l'île sur environ 200 kilomètres. La Banque asiatique d'infrastructure et d'investissement (BAII) est attendue comme co-financeur sur certaines composantes.
371 kilomètres de rail et des ports stratégiques
L'enveloppe couvrira la réhabilitation des 371 kilomètres du chemin de fer Tananarive–Côte Est, qui relie la capitale au port de Toamasina, principal débouché maritime de Madagascar. La construction d'un port sec et d'une plateforme logistique multimodale à proximité d'Antananarivo complétera ce corridor. Les ports de Majunga au nord-ouest et de Tuléar au sud-ouest bénéficieront également de travaux de réhabilitation, renforçant la connexion des régions périphériques aux marchés nationaux.
Le Canal des Pangalanes et les aéroports régionaux
Le projet prévoit la restauration de 200 kilomètres du Canal des Pangalanes, voie d'eau côtière utilisée par les communautés locales pour le transport de marchandises et de personnes. Des améliorations en matière de sécurité et de résilience climatique sont également programmées pour les aéroports régionaux de Toamasina, Fort-Dauphin et Tuléar, qui desservent des zones économiques stratégiques mais restent vulnérables aux cyclones tropicaux.
3,8 millions de bénéficiaires, 1,1 milliard de portefeuille total
Le programme concerne directement 3,8 millions de Malgaches. Combiné aux projets routiers en cours, il porte le total du portefeuille transport de la Banque mondiale à Madagascar à 1,1 milliard de dollars — un engagement inédit pour la Grande Île. Les objectifs incluent la réduction des coûts logistiques, le renforcement des chaînes d'approvisionnement et l'amélioration de la réponse aux catastrophes naturelles.
Pourquoi c'est important
Le manque d'infrastructures de transport est l'un des principaux obstacles à la compétitivité malgache : des coûts logistiques élevés renchérissent les exportations agricoles et freinent l'industrialisation. En réhabilitant le corridor ferroviaire vers Toamasina — destiné à devenir le plus grand port de l'Afrique de l'Est — et en rouvrant les voies d'eau secondaires, cette injection de 200 millions ouvre concrètement des perspectives pour les filières agricoles, minières et industrielles de la Grande Île.