Le Fonds Monétaire International a achevé ses revues combinées du programme de Facilité Élargie de Crédit (FEC) avec Madagascar, confirmant la poursuite des décaissements liés au respect des engagements macroéconomiques et structurels. Un signal de confiance pour les investisseurs internationaux dans un pays à fort potentiel mais aux défis persistants.
Le programme FEC, bouclier et levier
Le programme de Facilité Élargie de Crédit du FMI avec Madagascar vise à soutenir la stabilité macroéconomique et à accompagner les réformes structurelles. Son maintien conditionne l'accès du pays à des financements concessionnels supplémentaires de la part d'autres créanciers multilatéraux — Banque mondiale, BAD, bailleurs bilatéraux. La réussite des revues combinées indique que Madagascar respecte ses engagements en matière de gestion des finances publiques et de réformes sectorielles clés.
Des indicateurs en amélioration progressive
Malgré la révision à la baisse de la prévision de croissance à 3,8 % dans le budget rectificatif 2026, les fondamentaux macroéconomiques malgaches s'améliorent progressivement : les réserves en devises se reconstituent, les recettes fiscales progressent et la politique monétaire reste ancrée. Ce cadre a convaincu le FMI de maintenir et de poursuivre son soutien au programme.
Un label de crédibilité pour les investisseurs
Le maintien du programme FMI est interprété par les marchés et les investisseurs institutionnels comme un signal de crédibilité macroéconomique. Il ouvre des portes à Madagascar pour attirer des financements privés dans des secteurs à fort potentiel : agro-industrie, mines et métaux critiques (graphite, nickel, cobalt), et énergies renouvelables — secteurs où les besoins de financement restent colossaux et les ressources disponibles, considérables.
Madagascar dispose également d'un secteur de modèles à impact en développement, attestant d'un intérêt croissant pour la finance durable sur l'île.
Pourquoi c'est important
Madagascar abrite certaines des plus grandes réserves mondiales de graphite, de nickel et de terres rares — ressources stratégiques pour la transition énergétique mondiale. Quand le FMI confirme la viabilité du cadre macroéconomique, c'est un signal que l'île peut progressivement attirer les capitaux nécessaires à la valorisation de ces atouts. Pour les acteurs économiques de l'Océan Indien, c'est aussi une indication que Madagascar s'ancre dans la stabilité — condition préalable à un développement des échanges régionaux. Source : FMI, Madagascar Newsroom, octobre 2026.