Le ministère de l'Économie et des Finances de Madagascar a révisé à la hausse sa prévision de croissance pour 2026 : la progression du PIB est désormais attendue à 6 %, contre 4,8 % prévu initialement dans la loi de finances. Une révision significative qui s'appuie sur l'expansion des services, le développement du secteur pétrolier et le rebond de la consommation intérieure.
Une révision portée par trois moteurs
Le gouvernement malgache identifie trois ressorts principaux de cette dynamique. D'abord, la croissance des services — commerce, télécommunications, finance — qui portent une part croissante de l'activité formelle. Ensuite, l'expansion du secteur pétrolier et gazier, dont les projets en cours attirent des investisseurs internationaux. Enfin, la reprise de la consommation privée, soutenue par les transferts de la diaspora et la baisse de l'inflation.
Un contexte régional porteur
Cette révision à la hausse s'inscrit dans un momentum régional favorable. Madagascar avait déjà affiché une croissance de 6,1 % en 2024, avant un ralentissement anticipé à 4,8 % en début d'année 2026. Le retour à 6 % confirme une trajectoire de fond. Selon Africa24, les autorités qualifient l'horizon comme « encourageant pour l'économie nationale » et soulignent que cette révision vise aussi à « attirer les investisseurs » dans un contexte de compétition régionale accrue pour les capitaux.
Les défis structurels demeurent
Malgré cette dynamique favorable, Madagascar reste confronté à des défis structurels importants : un accès à l'électricité limité (moins de 30 % de la population), des infrastructures routières dégradées, une dépendance aux matières premières et une exposition aux aléas climatiques. La prévision de 6 % intègre un scénario favorable — tout choc externe (météorologique, géopolitique ou financier) pourrait en réviser l'amplitude.
Pourquoi c'est important
Pour les investisseurs de la zone Océan Indien, Madagascar à 6 % de croissance représente l'un des marchés les plus dynamiques de la région. Les secteurs des services, du numérique et des énergies renouvelables offrent des fenêtres d'opportunité que le nouveau partenariat USA-Madagascar vient compléter. La grande île reste sous-investie par rapport à son potentiel — un écart que les décideurs régionaux ont intérêt à combler avant que la concurrence internationale ne s'en empare.
Sources : Africa24, Ministère de l'Économie et des Finances de Madagascar, Banque africaine de développement — janvier 2026.