La ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a annoncé le 28 juillet 2026 que les dispositifs d'exonération de charges sociales de la Loi pour le développement économique des Outre-mer (LODEOM) et le régime d'aide fiscale à l'investissement productif (RAFIP) seraient maintenus dans le projet de loi de finances 2027. Une décision très attendue par le monde économique réunionnais, qui craignait un « rabot » sur ces dispositifs essentiels à la compétitivité des entreprises ultramarines.
30 000 entreprises et 120 000 emplois concernés
À La Réunion, la LODEOM est un pilier du modèle économique local. Les exonérations de charges sociales prévues par ce texte bénéficient à environ 30 000 entreprises et soutiennent quelque 120 000 emplois sur l'île. Dans un contexte où le chômage dépasse 18 %, la préservation de ces mécanismes revêt une importance cruciale pour maintenir l'activité et l'emploi dans un territoire qui cumule les difficultés économiques structurelles.
Les mots de la ministre
« C'est un choix clair que nous faisons avec le Premier ministre : celui de la stabilité, de la confiance et du soutien à l'emploi. »
La ministre a précisé qu'une mission gouvernementale est en cours pour formuler des propositions de simplification et d'amélioration de l'efficacité de ces dispositifs. Des concertations seront engagées à la rentrée avec les acteurs économiques et sociaux concernés, mais dans un cadre où la préservation des mécanismes est désormais « garantie ».
RAFIP : l'investissement productif également sécurisé
Le RAFIP, qui permet aux entreprises d'outre-mer de financer leurs investissements productifs grâce à une défiscalisation partielle, est également maintenu. Ce dispositif est particulièrement crucial pour les PME réunionnaises qui peinent à accéder au financement bancaire dans les conditions du marché hexagonal.
Pourquoi c'est important
La LODEOM est depuis des années l'objet d'une pression budgétaire récurrente de la part de Paris. Chaque loi de finances ravive les craintes d'une réduction ou d'une suppression. La décision du 28 juillet envoie un signal de stabilité rare, qui devrait rassurer les investisseurs et employeurs réunionnais à court terme. Elle ouvre aussi un débat de fond sur l'évolution nécessaire de ces outils pour mieux cibler les secteurs d'avenir de l'économie réunionnaise.
Source : Imazpress, La 1ère (Franceinfo Réunion).