La Région Réunion a signé le 18 février 2026 un Contrat de Filière Numérique 2026-2028, formalisant un engagement collectif inédit autour de la transformation digitale de l'île. L'accord mobilise 5,4 millions d'euros sur l'ensemble de la période, auxquels s'ajoute une rallonge de 2,4 millions d'euros issue du plan France 2030 annoncée en avril 2026. Objectif affiché : accompagner 8 000 TPE et PME et 10 000 usagers vers l'autonomie numérique.
Un cadre structuré autour de quatre axes
Le contrat, signé par la Présidente de Région Huguette Bello aux côtés de Réunion THD, La Réunion Développement, Solidarnum, Digital Réunion et France Travail, repose sur quatre piliers :
- Réduire les inégalités d'accès au numérique et améliorer les services publics dématérialisés ;
- Développer l'économie numérique locale via l'innovation et la compétitivité des entreprises ;
- Soutenir la transition écologique avec un numérique écoresponsable ;
- Maîtriser les enjeux IA et données, notamment la souveraineté sur les données collectées à La Réunion.
Des premiers résultats déjà visibles sur l'emploi
Selon les chiffres de Bpifrance Création, le secteur numérique réunionnais a généré 500 emplois supplémentaires entre le troisième trimestre 2024 et le troisième trimestre 2025, dont 300 dans le secteur privé. Les créations d'entreprises en programmation informatique ont progressé de 50 % entre août 2024 et août 2025. Le rebranding de Réunion THD en « La Réunion Connectée » en avril 2026 illustre cette ambition de positionner l'île comme territoire numérique de référence dans le bassin de l'Océan Indien.
Pourquoi c'est important
Dans un contexte où 30 % des faillites d'entreprises enregistrées dans les Outre-mer concernent La Réunion, la transformation numérique des TPE et PME n'est plus un luxe mais un impératif de survie. Le Contrat de Filière Numérique ambitionne d'accélérer cette transition en offrant aux petites structures un accès facilité aux outils digitaux, à la formation et au financement.
Pour la présidente Huguette Bello, l'enjeu est clair : « Je préfère que l'on maîtrise la technologie plutôt qu'on la subisse. » Une ambition qui résonne d'autant plus fort à l'heure où l'IA recompose les chaînes de valeur dans tous les secteurs économiques.
Sources : Centre Inffo, Outremers360, Megazap, Info Outre-mer — Février–Août 2026