[LA RÉUNION] LODEOM préservée : 30 000 entreprises et 120 000 emplois sauvés, le gouvernement confirme les exonérations dans le PLF 2027

La ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a confirmé le 28 juillet 2026 le maintien des exonérations LODEOM dans le PLF 2027. Un soulagement pour 30 000 entreprises et 120 000 emplois dans une île à 17,5 % de chômage.

Le 28 juillet 2026, la ministre des Outre-mer Naïma Moutchou a confirmé le maintien des dispositifs d'exonération de charges sociales LODEOM et RAFIP dans le projet de loi de finances 2027. Une décision saluée par 30 000 entreprises et protégeant 120 000 emplois dans une île affichant 17,5 % de chômage.

La confirmation tant attendue

Après des mois d'incertitude budgétaire et une mobilisation sans précédent du tissu économique réunionnais, la ministre déléguée aux Outre-mer Naïma Moutchou a tranché : les dispositifs LODEOM (exonérations de charges patronales) et RAFIP (aide fiscale à l'investissement productif) sont maintenus dans le projet de loi de finances pour 2027. Sa déclaration ne laisse pas de place au doute : « C'est un choix clair pour la stabilité, la confiance et le soutien à l'emploi et à l'investissement dans les régions d'outre-mer. »

Cette confirmation intervient à l'issue d'une évaluation conduite par Philippe Leyssenne et Gilles Lara-Adelaide, rendue en avril 2026, qui recommandait non la suppression des dispositifs, mais leur simplification et leur amélioration. Ces recommandations alimenteront les discussions d'automne avec les parties prenantes.

30 000 entreprises, 120 000 emplois directement concernés

L'enjeu était considérable. Selon les données citées lors des débats à l'Assemblée nationale, la LODEOM concerne directement 30 000 entreprises et 120 000 emplois à La Réunion — dans une île où le taux de chômage s'établit à 17,5 %, soit plus du double de la moyenne nationale. Le président de la Chambre de Commerce avait prévenu : supprimer ces outils de compétitivité « serait contre-productif », particulièrement dans un contexte de fragilité économique structurelle.

L'Assemblée nationale avait déjà rejeté en novembre 2025 les coupes budgétaires proposées sur la LODEOM dans le PLF 2026, premier signal d'un rapport de force favorable aux territoires ultramarins.

Des dispositifs au cœur de la compétitivité réunionnaise

La LODEOM couvre des exonérations de cotisations patronales modulées selon la taille de l'entreprise et le secteur d'activité, permettant aux employeurs réunionnais de compenser partiellement les surcoûts structurels liés à l'insularité — coûts logistiques, éloignement des fournisseurs, marché intérieur limité. Sans ces mécanismes, de nombreuses PME et TPE locales perdraient une partie significative de leur compétitivité face aux entreprises hexagonales ou aux productions importées.

Un chantier de modernisation s'ouvre

La ministre a annoncé la publication d'une « feuille de route ambitieuse » dans les semaines à venir, intégrant les recommandations des experts. L'objectif : simplifier les dispositifs tout en les rendant plus efficaces et mieux ciblés sur les entreprises créatrices d'emploi et d'activité locale.

Pourquoi c'est important

Dans un territoire où chaque emploi compte et où la compétitivité des entreprises repose en partie sur des mécanismes compensatoires, le maintien de la LODEOM est une bouée de sauvetage pour le tissu économique réunionnais. C'est aussi le signal que Paris entend les particularités des économies ultramarines.

Sources : Imazpress, La 1ère / Franceinfo, Bâtisseurs Outre-Mer, juillet-août 2026.

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