La Réunion affiche 33 880 postes à pourvoir en 2026 selon la dernière enquête Besoins en Main-d'Œuvre de France Travail. Si les services publics et à la personne dominent, la construction et l'industrie tirent leur épingle du jeu avec des hausses à deux chiffres.
Un marché du travail toujours tendu
L'enquête menée entre octobre et décembre 2025 auprès de 6 600 établissements (sur 26 700 recensés) révèle un volume de recrutements stable mais significatif. Le secteur public arrive en tête avec 7 800 postes, suivi des services aux particuliers (7 050 postes, +4 %) et des associations (6 300 postes, -7 %). Le commerce et les services aux entreprises reculent respectivement de 13 % et 14 % par rapport à 2025, sous l'effet du ralentissement de la consommation des ménages.
La construction et l'industrie en rebond
Les secteurs productifs retrouvent de l'allant. La construction prévoit 3 100 recrutements, en hausse de 11 %, portés par les besoins en maçons et électriciens sur fond de projets d'infrastructure financés par le FEDER. L'industrie, notamment agroalimentaire, affiche également +9 % avec 2 000 postes à pourvoir. L'agriculture, elle, reste stable à 850 offres, essentiellement liées à la campagne cannière.
Les métiers les plus recherchés
Parmi les profils les plus demandés figurent les agents d'entretien, les aides-cuisiniers, les maçons et les électriciens. La tension est particulièrement forte sur les métiers qualifiés du bâtiment, où les employeurs peinent à trouver des candidats formés localement. France Travail Réunion appelle à « renforcer les filières de formation professionnelle en adéquation avec les besoins des secteurs en croissance ».
Pourquoi c'est important
Avec un taux de chômage qui dépasse 19 %, La Réunion ne peut pas se permettre de laisser des postes non pourvus. Ces 33 880 opportunités représentent un levier concret pour réduire le chômage, à condition que la formation et l'orientation professionnelle suivent. La hausse dans le BTP et l'industrie est un signal encourageant : ce sont précisément les secteurs qui créent de la valeur ajoutée locale et forment l'épine dorsale d'une économie plus résiliente.