Le Parlement éthiopien a approuvé à l'unanimité un budget record de 2 339 milliards de birrs, soit environ 14,5 milliards de dollars, pour l'exercice 2026/2027 débutant le 8 juillet 2026. En hausse de 21,2 % par rapport à l'exercice précédent, ce budget traduit la volonté d'Addis-Abeba d'accélérer sa transformation économique dans le cadre d'un nouveau référentiel macroéconomique à moyen terme.
Une enveloppe au service des réformes structurelles
Le budget se décompose en trois grandes masses : dépenses courantes, investissements en capital et subventions aux régions. Une partie significative est dédiée au financement des Objectifs de développement durable (ODD), dans la continuité des engagements pris par Addis-Abeba lors des grandes conférences multilatérales.
Ce vote intervient alors que le Fonds monétaire international a approuvé la 5e revue de son programme avec l'Éthiopie, validant les progrès réalisés sur la voie de la stabilisation macroéconomique. Les exportations éthiopiennes ont atteint un niveau record de 11 milliards de dollars de biens sur l'exercice 2025/2026, tirées notamment par le café, les fleurs coupées et les oléagineux.
Des perspectives de croissance parmi les plus solides d'Afrique
Le gouvernement projette une croissance du PIB de 8,9 % à 10,1 % pour l'exercice en cours selon les sources — des chiffres qui placent l'Éthiopie parmi les économies les plus dynamiques du continent. La Banque mondiale et les Nations unies ont régulièrement cité l'Éthiopie et le Kenya comme les deux locomotives de la croissance est-africaine en 2026.
L'augmentation de 400 milliards de birrs du budget est présentée par les autorités comme une réponse à « l'accroissement des besoins de financement de l'État » dans le cadre du nouveau plan macroéconomique à moyen terme adopté en 2025.
Pourquoi c'est important
Avec plus de 130 millions d'habitants, l'Éthiopie est le deuxième pays le plus peuplé d'Afrique et l'un des marchés à surveiller absolument pour les investisseurs de l'Océan Indien. Un budget en hausse de 21 % signale une capacité de dépense publique accrue — infrastructures, énergie, agriculture — qui ouvre des opportunités concrètes pour les entreprises régionales cherchant à se positionner sur le continent africain. Les entreprises mauriciennes, qui utilisent l'île comme tremplin vers l'Afrique, devraient particulièrement suivre les appels d'offres à venir.