Google a sélectionné 15 startups africaines spécialisées dans l'intelligence artificielle pour intégrer la dixième promotion de son programme d'accélération dédié au continent. Sur 2 600 candidatures reçues, elles représentent 7 pays et des secteurs aussi variés que la fintech, la santé ou l'agritech. En huit ans, le programme a contribué à lever 263 millions de dollars et à créer 2 800 emplois.
Une sélection de 15 sur 2 600 candidatures
Le taux de sélection inférieur à 0,6 % témoigne de la compétition croissante au sein de l'écosystème tech africain. Les 15 startups retenues pour la Classe 10 proviennent de 7 pays : Nigeria, Kenya, Afrique du Sud, Ouganda, Sénégal, Tanzanie et Côte d'Ivoire. Le programme s'est déroulé d'avril à juin 2026, sur une durée de trois mois.
Les secteurs représentés couvrent la fintech et les paiements transfrontaliers, l'agritech et la digitalisation agricole, la healthtech, la mobilité, le SaaS et les infrastructures IA. L'accent sur l'IA est délibéré : Google entend faire de ce programme un accélérateur de l'adoption de l'intelligence artificielle sur le continent.
Mentorat, ressources cloud et capital humain
Les 15 startups ont accès à des mentors experts sectoriels, des ateliers techniques, et des ressources cloud et IA de Google. Le programme ne prend pas de participation au capital — l'accent est mis sur l'accompagnement et l'accès aux réseaux internationaux de Google pour faciliter des levées de fonds futures.
Un bilan de 8 ans éloquent
Depuis son lancement en 2018, Google for Startups Accelerator Africa a soutenu 106 startups dans 17 pays africains. Ces entreprises ont collectivement levé plus de 263 millions de dollars et créé environ 2 800 emplois. La Classe 10 s'inscrit dans une dynamique de montée en puissance, avec un focus croissant sur les startups travaillant spécifiquement sur des problématiques africaines via l'IA.
Pourquoi c'est important
L'IA est en train de remodeler les modèles économiques sur l'ensemble du continent. Google positionne son programme comme un levier de structuration de cet écosystème naissant. Pour les investisseurs régionaux — y compris mauriciens et réunionnais — les startups issues de ces cohortes constituent des opportunités d'investissement précoce à surveiller. Le continent africain produit des champions technologiques de plus en plus visibles à l'échelle mondiale.
Sources : TechAfrica News, Disrupt Africa, Google Blog