[AFRIQUE DU SUD / AFRIQUE] Tourisme : Pretoria scelle un partenariat public pour transformer 22,6 Mds$ en projets bancables

Le 25 août 2026, Pretoria signe un accord public sur 3 ans pour structurer ses projets touristiques. Avec 10,5 millions de visiteurs en 2025 (+17,7 %) et 22,6 Mds$ de revenus, le potentiel est là — les projets bancables manquent.

Afrique du Sud — Business.OI
Photo : Taryn Elliott / Pexels

Le 25 août 2026, l'Afrique du Sud a franchi une étape décisive dans sa politique de financement du tourisme. Le ministère du Tourisme et le ministère des Travaux publics et des Infrastructures ont signé un protocole d'accord de trois ans, adossé à l'agence Infrastructure South Africa. L'objectif : transformer le potentiel touristique du pays en projets concrets, structurés et financièrement attractifs pour les investisseurs privés.

Une année record qui appelle à l'action

Le secteur touristique sud-africain a enregistré 10,5 millions de visiteurs internationaux en 2025, soit une hausse de 17,7 % sur un an. Il génère déjà 22,6 milliards de dollars par an et représente 4,9 % du PIB national. Pourtant, ces chiffres masquent une réalité persistante : faute de projets « bancables », les investisseurs privés hésitent encore à s'engager à grande échelle.

« Nous devons transformer le potentiel touristique en projets bancables, en investissements et, finalement, en emplois », a déclaré la ministre Patricia de Lille lors de la signature du protocole d'accord.

Un dispositif de conseil et de transfert de compétences

Le partenariat prévoit la mise à disposition d'experts en montage de projets et en conseil aux transactions. L'enjeu est double : constituer un portefeuille de projets touristiques prêts à être présentés aux investisseurs, et renforcer durablement les capacités internes du ministère du Tourisme via un volet structuré de transfert de compétences.

Un premier rendez-vous s'impose dès le 30 septembre 2026 : l'Afrique du Sud accueillera le Tourism Infrastructure Investment Summit à Gauteng, conçu pour connecter promoteurs publics et capitaux privés internationaux. L'événement se tiendra jusqu'au 1er octobre.

Pourquoi c'est important

Pour l'ensemble du continent, la démarche sud-africaine constitue un modèle : le tourisme africain ne manque pas d'atouts, il manque de projets structurés qui parlent le langage des investisseurs. Si Pretoria réussit à combler ce fossé, l'effet d'entraînement pourrait profiter à l'ensemble des destinations de l'Océan Indien et de la côte Est africaine — Maurice, La Réunion, les Seychelles et Madagascar en tête. À surveiller de près lors du sommet de Gauteng en septembre.

Sources : Agence Ecofin, 27 août 2026

Ne manquez rien de l'actualité business de l'Océan Indien

Rejoignez les décideurs qui lisent Business.OI chaque matin.

L'essentiel de l'éco de l'Océan Indien, chaque matin. S'abonner
Observatoire