[SEYCHELLES] Pêche durable : l'UE renouvelle l'accord thon pour 4 ans, 23 millions d'euros

L'UE et les Seychelles renouvellent leur accord de pêche durable : 4 ans, 55 000 t/an, 38 navires, 23 millions d'euros. Un partenariat mutuellement stratégique pour la région Océan Indien.

Seychelles — Business.OI
Photo : Hussain Naushad / Pexels

L'Union Européenne et la République des Seychelles ont officiellement renouvelé leur accord de partenariat dans le domaine de la pêche durable le 27 juillet 2026. Valable pour 4 ans, ce nouveau protocole autorise jusqu'à 38 navires européens à opérer dans la Zone Économique Exclusive (ZEE) seychelloise, contre une contribution financière de l'UE de 23 millions d'euros.

55 000 tonnes de thon par an, 38 navires européens

Le quota de capture autorisé s'établit à 55 000 tonnes par an de thon et d'espèces migratoires associées. La flotte autorisée comprend jusqu'à 30 chalutiers-senneurs et 8 navires de pêche à la palangre — principalement espagnols, français et portugais. Les armateurs contribuent de leur côté à hauteur de 90 euros par tonne de capture, auxquels s'ajoutent des frais pour la gestion environnementale et l'observation des écosystèmes marins.

Des 23 millions d'euros versés par l'UE, 3 millions sont fléchés vers le soutien au secteur de la pêche durable aux Seychelles — financement de la surveillance des ressources halieutiques, renforcement des capacités de contrôle et formation des inspecteurs locaux.

Un accord stratégique pour l'Océan Indien

La ZEE des Seychelles constitue l'un des plus riches terrains de pêche au thon de l'Océan Indien. Cet accord positionne les Seychelles comme un acteur clé dans la gouvernance des ressources halieutiques régionales, aux côtés de la COI (Commission de l'Océan Indien) et des organisations régionales de gestion des pêches comme l'IOTC.

Le contexte est celui d'une filière thonière mondiale sous pression : la demande européenne représente 2,68 kg de thon par personne et par an, et le thon compte pour 11 % du volume total des importations halieutiques de l'UE. Les Seychelles captent une part significative de cet approvisionnement, ce qui rend l'accord mutuellement vital.

Pourquoi c'est important

Pour les Seychelles, cet accord est bien plus qu'un protocole de pêche : c'est une source de revenus souverains prévisibles et un outil de développement du secteur halieutique local. En fléchant 3 millions d'euros sur la durabilité, l'accord reconnaît que la préservation des stocks est une condition de la prospérité à long terme — un message que toute la région OI devrait intégrer dans sa gouvernance des ressources marines.

Source : Commission européenne, Le Journal des Archipels, juillet 2026.

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