[KENYA] Nairobi flambe : la Bourse frôle les 3 700 milliards de shillings

Pendant que Johannesburg hésite, la Bourse de Nairobi vit l'un de ses meilleurs semestres de la décennie : +26,77 % de capitalisation depuis janvier, portée par les valeurs bancaires et un fort appétit des investisseurs.

Nairobi Kenya — Business.OI
Photo : Rafael Minguet Delgado / Pexels

Pendant que Johannesburg hésite, Nairobi accélère. La Bourse des valeurs de Nairobi (NSE) vit l'un de ses meilleurs semestres de la décennie, portée par les valeurs bancaires et un regain d'appétit des investisseurs étrangers.

Une capitalisation record

À la clôture de la semaine du 26 juin 2026, la capitalisation du marché atteignait 3 730 milliards de shillings kényans (KSh), en hausse de 26,77 % depuis le début de l'année, selon The Kenyan Wallstreet. L'indice large NSE All Share (NASI) s'établissait à 222,42 points (+19,21 % depuis janvier), le NSE 20 à 3 743,18 points (+19,24 %) et le NSE 25 à 6 184,12 points (+21,34 %).

Les banques aux commandes

Le rallye est d'abord une affaire bancaire : l'indice sectoriel des banques progresse de 24,97 % sur l'année et les valeurs financières ont concentré 74,6 % des volumes échangés, précise The Kenyan Wallstreet. L'entrée en Bourse de Family Bank a par ailleurs élargi la cote. Côté performances hebdomadaires, Limuru Tea (+19,82 %) et Williamson Tea (+15,58 %) ont bondi après des relèvements records de dividendes.

La NSE a livré « 19 % de rendement en dollars » sur le premier semestre 2026, souligne le média panafricain Dawan Africa.

Une dynamique à confirmer

Le volume d'affaires (turnover) a grimpé à 7,3 milliards de KSh sur la semaine, contre 6,4 milliards la précédente, pour 163,5 millions de titres échangés, selon The Kenyan Wallstreet. Reste la question de la profondeur du marché : le shilling se maintient autour de 129 pour un dollar (The Kenya Times), une stabilité prolongée qui, selon plusieurs analystes, pourrait masquer des tensions de change.

Pourquoi c'est important

Pour Maurice, La Réunion ou Madagascar, la NSE offre un baromètre du sentiment sur l'Afrique de l'Est. Un marché à +27 % attire les capitaux régionaux, mais gonfle aussi les valorisations : après un tel emballement bancaire, la moindre déception sur les résultats du second semestre pourrait déclencher des prises de bénéfices. À l'heure où les places de l'océan Indien ferment, Nairobi reste, pour l'instant, l'un des marchés les plus recherchés du continent.

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