Du 14 au 16 octobre 2026, Nairobi devient la capitale du commerce africain. L'Africa Commerce & Industry Summit réunit plus de 5 000 décideurs de 50 pays autour d'un objectif : transformer l'accord de libre-échange continental (AfCFTA) en flux commerciaux concrets. L'enjeu ? 261 milliards de dollars supplémentaires d'ici 2028.
Un sommet à la mesure du marché
Organisé sous le thème « Driving Africa's Next Era of Trade », l'Africa Commerce & Industry Summit (ACIS) 2026 se positionne comme la rencontre B2B la plus ambitieuse du continent. Plus de 5 000 chefs d'entreprises, investisseurs et décideurs politiques issus de plus de 50 pays sont attendus au Kenya Expo Centre. Au programme : tables rondes politiques de haut niveau, salles de deals privés, B2B qualifiés et expositions sectorielles connectant entreprises et financeurs.
L'AfCFTA, un potentiel encore sous-exploité
L'accord de libre-échange continental africain couvre un marché de 1,4 milliard de personnes pour un PIB cumulé d'environ 3 400 milliards de dollars. Pourtant, le commerce intra-africain ne représente aujourd'hui que 15 à 18 % des échanges totaux du continent — contre 70 % en Europe et 60 % en Asie. Si la croissance commerciale régionale a atteint 5,5 % en 2025, les projections tablent sur 6,6 % par an en moyenne jusqu'en 2028, avec un gain potentiel de 261 milliards de dollars pour les économies africaines.
Le Kenya, hub de l'Afrique de l'Est
L'événement coïncide avec le 60e anniversaire de la Chambre nationale de commerce et d'industrie du Kenya (KNCCI) et l'ouverture du premier bureau régional du Centre du commerce international (ITC) en dehors de Genève. Le président de la KNCCI, Erick Rutto, a résumé l'ambition du sommet : « C'est un espace où les conversations deviennent des partenariats, les partenariats deviennent des investissements, et les investissements deviennent de la croissance économique. »
Pourquoi c'est important
Pour l'Océan Indien, l'ACIS n'est pas un événement lointain : Maurice, les Seychelles et Madagascar font partie de l'espace AfCFTA. Chaque accord signé à Nairobi en octobre représente une porte d'entrée vers un marché d'1,4 milliard de consommateurs. Les entreprises de la région ont tout intérêt à envoyer des délégations pour capter les opportunités commerciales et attirer des co-investissements africains vers l'Océan Indien.
Source : The Star Kenya, Breaking Kenya News — 1er août 2026