Le COMESA (Marché commun de l'Afrique orientale et australe) et la Banque mondiale ont signé un accord de financement de 25 millions de dollars pour accélérer le déploiement de projets d'énergie renouvelable en Afrique de l'Est. Ce fonds cible en priorité les projets solaires et éoliens dans des pays dont le réseau électrique reste insuffisant malgré une demande en forte croissance.
Un signal pour la région la plus dynamique d'Afrique
L'Afrique de l'Est affiche déjà une des meilleures trajectoires de transition énergétique du continent. Le Kenya produit plus de 90% de son électricité à partir de sources renouvelables — géothermie, hydraulique, éolien — et sert de référence régionale. L'Éthiopie, avec le barrage Grand Renaissance (6 450 MW), ambitionne de devenir un exportateur net d'électricité vers les pays voisins.
Le fonds COMESA-Banque mondiale viendra compléter ces investissements structurants en finançant des projets de taille intermédiaire — typiquement entre 5 et 50 MW — qui peinent à trouver des financements sur les marchés privés faute de garanties suffisantes. Les pays prioritaires incluent le Tanzania, le Rwanda, l'Ouganda et le Mozambique.
Les énergies renouvelables, levier de compétitivité économique
Au-delà de l'enjeu climatique, l'accès à une énergie propre et bon marché est un facteur de compétitivité industrielle. Les industriels d'Afrique de l'Est — textile, agroalimentaire, pharmacie — peinent à rivaliser avec l'Asie du Sud-Est sur les coûts de production, notamment énergétiques. Un réseau électrique fiable et renouvelable pourrait changer la donne pour des millions d'emplois formels.
La Commission de l'Océan Indien (COI) a exprimé son intérêt pour que les Seychelles, Maurice et les Comores bénéficient de mécanismes similaires dans le cadre de l'Initiative Eau et Énergie pour les Petits États Insulaires en Développement.
Pourquoi c'est important
Ce financement s'inscrit dans la dynamique de l'EAIF 2026 (East Africa Investment Forum), qui vise à mobiliser 23 milliards d'euros pour les infrastructures africaines. Pour l'Océan Indien, rester connecté à ces flux de capitaux — en participant aux corridors d'investissement est-africains — est une condition de la compétitivité régionale à long terme.
Sources : Africa News Agency ; Afrique 23 milliards d'euros Africa24 TV ; EAIF 2026 communiqué.