Le 14 septembre 2026, Nairobi a accueilli le AmCham Business Summit, qui a vu défiler les grands noms de l'investissement américain. En une journée, les engagements annoncés ont dépassé 600 millions de dollars — soit environ 77,5 milliards de shillings kényans. Un signal fort de la confiance des capitaux américains dans le Kenya et, plus largement, dans l'Afrique de l'Est.
600 millions de dollars en un jour
Angela Ng'ang'a, présidente du conseil d'administration d'AmCham Kenya, a été lapidaire : « Nous avons vu, en une seule journée, plus de 600 millions de dollars de promesses et d'engagements de la part d'entreprises américaines. » Ce chiffre dépasse les attentes et illustre l'appétit croissant des multinationales pour un marché kényan qui se positionne délibérément comme une porte d'entrée vers l'Afrique de l'Est et le continent.
Les grandes manœuvres secteur par secteur
Les engagements couvrent un spectre large, des biens de consommation à l'infrastructure numérique :
- Coca-Cola annonce un investissement de 175 millions de dollars sur cinq ans pour étendre sa capacité de production locale.
- Mars Wrigley inaugure une ligne de production représentant 103 millions de dollars.
- SC Johnson ouvre une nouvelle usine capable de produire jusqu'à 2 millions d'unités par jour de produits liés à la lutte contre le paludisme.
- Oracle lance la première région de cloud public en Afrique, en partenariat avec African Data Centres.
- iColo / Digital Realty engage 80 millions de dollars dans un centre de données à Nairobi.
- Pfizer prévoit d'introduire 15 nouveaux produits pharmaceutiques au Kenya, dont des traitements contre le cancer.
Au-delà de l'aide, le commerce
Ce sommet illustre un changement de paradigme dans la relation Kenya-États-Unis : la relation se déplace de l'aide au développement vers le commerce et l'investissement. C'est précisément ce que les milieux d'affaires kényans demandaient depuis des années. Le pays capitalise sur sa stabilité relative, son hub logistique régional et sa jeunesse qualifiée pour attirer ces capitaux.
Pourquoi c'est important
Pour la région de l'Océan Indien élargi, ce sommet envoie un message clair : l'Afrique de l'Est est compétitive pour l'investissement américain. Kenya joue le rôle de locomotive régionale, mais les flux qui s'y déploient — tech, pharma, data centres, industrie manufacturière — ont vocation à irriguer toute la zone, y compris Madagascar et Maurice qui partagent des liaisons économiques croissantes avec Nairobi.