Nairobi est en train de s'imposer comme la capitale des grandes conférences économiques africaines. L'Africa Forward Summit 2026, organisé au Kenya, a réuni des délégations de tout le continent — dont Madagascar et Mayotte — autour d'une ambition centrale : redéfinir les partenariats entre l'Afrique et ses partenaires mondiaux pour une croissance plus équitable et durable.
Madagascar et Mayotte à la table
La présence de représentants malgaches et mahorais au sommet de Nairobi illustre la montée en puissance de l'Océan Indien dans les diplomaties économiques africaines. Madagascar a notamment défendu sa vision d'une économie « verte et connectée », en phase avec ses objectifs de croissance à 6 % pour 2026 et son agenda de transition environnementale. Pour Mayotte, la participation à ce type de forum régional est cruciale pour ancrer son statut de territoire européen dans la dynamique économique de la zone.
Les partenariats public-privé au cœur des débats
Le sommet a mis en avant les partenariats public-privé comme levier clé de financement du développement africain. Face à un déficit d'infrastructure estimé à des centaines de milliards de dollars, aucun État africain ne peut financer seul sa transition économique. Les discussions ont porté sur les conditions à réunir — cadres réglementaires, garanties souveraines, instruments de partage du risque — pour attirer les capitaux privés à l'échelle nécessaire.
Nairobi, capitale économique de l'Afrique de l'Est
Ce choix de Nairobi n'est pas anodin. Le Kenya a enregistré une croissance de 6 % en 2026 aux côtés de l'Éthiopie, propulsant l'Afrique de l'Est comme la région la plus dynamique du continent. Son écosystème tech — Silicon Savannah — rayonne à l'international, et son secteur financier attire des capitaux qui cherchaient il y a dix ans à peine refuge uniquement à Lagos ou à Johannesburg.
Pourquoi c'est important
Les sommets économiques de ce type ont une valeur concrète : ils forgent des contacts, créent des consortiums d'investissement et posent les bases de projets qui se concrétisent des années plus tard. Pour les pays de l'Océan Indien, chaque présence dans ces forums est un investissement diplomatique et économique. Dans un monde où les partenariats se redessinent — entre l'Afrique et l'Europe, mais aussi avec l'Asie et le Golfe — être présent et visible est une condition minimale pour attirer sa part des capitaux globaux.
Sources : capmad.com / Africa Forward Summit 2026