Le Fonds Monétaire International a approuvé en février 2026 le décaissement de 4,87 millions de dollars en faveur de l'Union des Comores, au titre de la cinquième revue de la Facilité Élargie de Crédit (FEC) — un programme de quatre ans conclu en 2023 pour un montant total de 43 millions de dollars.
Des critères de performance globalement respectés
Sur les cinq critères de performance quantitatifs à atteindre en juin 2025, trois ont été satisfaits. Du côté qualitatif, 13 des 15 repères structurels prévus ont également été honorés. Ce résultat — sans être parfait — valide la continuité du programme et ouvre la voie à de nouveaux décaissements.
Une croissance attendue à 4,1 % en 2026
Le FMI projette pour les Comores une croissance de 4,1 % en 2026, après 3,8 % en 2025. Cette trajectoire est portée par l'investissement public, la récupération du crédit intérieur et une amélioration progressive des conditions des ménages. Pour un archipel qui sort de plusieurs années de fragilités macro-économiques, ces projections témoignent d'une consolidation réelle.
Les axes du programme FMI
Le programme FEC vise à « accroître la résilience économique en créant des tampons fiscaux, en réduisant les vulnérabilités de la dette » et en renforçant le secteur financier et la gouvernance. Concrètement, cela se traduit par des réformes de la gestion des dépenses publiques, de la mobilisation des recettes fiscales et de la supervision bancaire — des chantiers structurels que les Comores avancent prudemment mais régulièrement.
Pourquoi c'est important
Pour le secteur privé et les investisseurs, la validation de la revue FMI est un signal de crédibilité macroéconomique. Elle facilite l'accès aux financements concessionels d'autres institutions multilatérales et réduit le risque perçu par les partenaires commerciaux. Pour les Comores, rester dans les clous du programme FMI est une condition nécessaire — si non suffisante — pour attirer les investissements privés dont l'archipel a besoin pour accélérer son développement.