Visa a présenté à Cape Town les 22 startups de la 4e cohorte de son Africa Fintech Accelerator, opérant dans 31 marchés différents sur le continent. Le programme a, depuis son lancement, soutenu 86 startups africaines dont la valorisation cumulée atteint 1,3 milliard USD. La fintech africaine confirme ainsi son statut d'actif stratégique à l'échelle mondiale.
Une cohorte en 12 pays, 90 % de femmes dans les équipes dirigeantes
Les 22 startups de la cohorte 4 sont basées dans 12 pays africains et interviennent sur 31 marchés distincts. Fait marquant : 8 fondatrices ont porté leur startup jusqu'au Demo Day, et 90 % des équipes comptent au moins une femme dans leurs instances dirigeantes. L'Afrique du Nord est bien représentée : Flend et Mnzl (Égypte), Hsabati et Woliz (Maroc) font partie de la sélection.
Des partenaires institutionnels de premier rang
Bank of Africa, Onafriq et First Bank of Nigeria ont apporté un soutien concret aux startups lors du programme. Ces partenariats dépassent le simple mentoring : ils ouvrent des portes commerciales directes sur des marchés à fort potentiel.
Un marché continental à 47 milliards USD d'ici 2028
Selon McKinsey, les revenus des services fintech africains pourraient atteindre 47 milliards USD d'ici 2028, contre environ 10 milliards USD en 2023. La Banque européenne d'investissement souligne que le nombre de fintechs actives sur le continent a presque triplé entre 2020 et début 2024, passant de 450 à 1 263 entreprises.
Pourquoi c'est important
L'implication de Visa — premier réseau de paiement mondial — dans l'accélération des fintechs africaines envoie un signal fort : le continent est devenu un laboratoire d'innovation financière à part entière. Pour les entrepreneurs de l'Océan Indien, le programme Visa est un vecteur d'accès aux marchés, au réseau et au capital qui mérite attention au moment où la fintech régionale cherche à se structurer.
Sources : AfriqueITNews ; ffnews.com ; McKinsey Global Institute.