La Tanzanie est aujourd'hui à moins de 6 % de franchir le cap symbolique des 100 milliards de dollars de PIB. Avec un PIB projeté par le FMI à plus de 94 milliards de dollars en 2026 et une croissance annuelle de 5 à 6 %, le pays pourrait rejoindre le club très fermé des économies africaines centenaires dès 2027, selon les projections les plus optimistes.
Des investissements directs en forte hausse
Les IDE ont progressé de 1,34 à 1,72 milliard de dollars entre 2023 et 2024, selon le rapport CNUCED 2025 — une augmentation de 28 % en un an qui reflète la confiance croissante des investisseurs internationaux dans l'économie tanzanienne. Les secteurs porteurs : mines, tourisme, télécommunications, finance et construction.
L'agriculture reste le premier employeur du pays, mais c'est l'infrastructure qui catalyse la transformation : le East African Crude Oil Pipeline, en cours d'achèvement, va relier les gisements ougandais au port de Tanga sur l'Océan Indien. Et le réseau ferroviaire à écartement standard (SGR), à plus de 10 milliards de dollars d'investissement, connectera quatre pays enclavés aux ports tanzaniens.
Un carrefour stratégique de l'Océan Indien
La Tanzanie dispose d'un atout décisif : un accès direct à l'Océan Indien qui en fait le corridor commercial naturel de l'Afrique de l'Est continentale. Dar es Salaam et Tanga captent les flux de marchandises de l'Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la RDC. Ce positionnement géographique, combiné aux investissements en infrastructures portuaires et routières, explique l'intérêt croissant des fonds d'investissement africains et asiatiques pour le marché tanzanien.
La trajectoire vers les 100 milliards reste néanmoins conditionnée à la résolution de défis structurels : pression monétaire, transitions politiques, et capacité à traduire les méga-projets en emplois locaux. Les économistes estiment la date la plus réaliste entre 2028 et 2030.
Pourquoi c'est important
Une Tanzanie à 100 milliards de PIB rééquilibre la cartographie économique de l'Afrique de l'Est et renforce indirectement le poids de l'Océan Indien comme zone de transit et d'investissement. Pour les entreprises et investisseurs de l'OI, la Tanzanie représente à la fois un marché de 65 millions de consommateurs et une porte d'entrée sur le corridor est-africain — un ensemble de plus de 300 millions de personnes désenclavées par les nouvelles infrastructures.
Source : Forbes Africa, CNUCED, IMF — juillet-août 2026. IA assisté — relu et vérifié.