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# [MADAGASCAR] Fin du moratoire minier : 10 à 15 milliards USD de potentiel pour le graphite et le nickel
- URL: https://businessoi.media/madagascar-fin-du-moratoire-minier-10-a-15-milliards-usd-de-potentiel-pour-le-graphite-et-le-nickel/
- Published: 2026-08-25T02:46:27.000Z
- Updated: 2026-08-25T02:46:27.000Z
- Description: La levée du moratoire minier de 16 ans à Madagascar en janvier 2026 ouvre la voie à 1 650 demandes de permis en attente et à un potentiel de 10 à 15 milliards USD d'IDE. Le pays, déjà numéro un mondial du graphite non-chinois, entre dans une nouvelle ère extractive.
- Author: Emmanuel TAOCHY
- Tags: Madagascar, Investissement, Économie, Revue matinale, #fr

Après seize ans de gel, l'industrie minière malgache reprend souffle. En janvier 2026, les nouvelles autorités ont officiellement levé le moratoire sur les permis miniers, ouvrant la voie à **plus de 1 650 demandes accumulées** et à un potentiel d'investissements directs étrangers estimé entre **10 et 15 milliards USD**, selon les analystes du secteur (discoveryalert.com).

## Un sous-sol stratégique pour la transition énergétique mondiale

Madagascar dispose d'atouts miniers considérables. Le pays figure dans le top 10 mondial pour le nickel, avec **8,2 millions de tonnes** de ressources identifiées — un métal dont la demande pour les batteries devrait être **multipliée par 3 à 4 d'ici 2040**, portée par l'essor des véhicules électriques. Le graphite malgache, particulièrement prisé pour les batteries lithium-ion, positionne l'île comme le principal fournisseur non-chinois à l'échelle mondiale, à une époque où les chaînes d'approvisionnement occidentales cherchent à diversifier leurs sources.

Le projet Ambato-Arana de graphite (LION Energy) a d'ailleurs reçu une avancée décisive en 2026 avec la levée d'une suspension de permis vieille de seize ans, un signal fort pour les investisseurs internationaux.

## Un secteur encore sous-exploité

Malgré ces ressources, le secteur minier ne représente actuellement **que moins de 5 % du PIB** malgache. L'informalité reste un défi majeur : si le Ghana a réussi à formaliser 65 % de son secteur aurifère artisanal, Madagascar opère encore à moins de 5 % de taux de formalisation dans l'or — une fragilité structurelle que les nouvelles autorités s'engagent à corriger.

La société Energy Fuels, sur son projet Toliara (titanium/zirconium), attend une décision d'investissement définitive courant 2026, ce qui pourrait déclencher un effet d'entraînement sur d'autres dossiers en attente.

## Pourquoi c'est important

Pour l'Océan Indien, la réouverture minière malgache est un chantier régional. Maurice, Les Seychelles et La Réunion ont tout intérêt à être des partenaires de service, de financement et de logistique pour les projets qui émergeront. À l'échelle mondiale, Madagascar dispose d'une carte rare : celle d'un acteur minier crédible et non-chinois dans les minéraux critiques pour la décarbonation. La question n'est plus de savoir si le potentiel existe — il est documenté — mais si les infrastructures, la gouvernance et la stabilité politique seront au rendez-vous.

*Sources : discoveryalert.com, africanminingmarket.com, capmad.com — 2026.*